Suite de l'aperçue de GTA Chinatown wars par
jeuxvideo.com :
GTA oblige, tous les trajets lors des différentes missions se font en voiture, aidé de l'indispensable GPS. Petite nouveauté, il est possible de faire des démarrages en trombe en maintenant le frein et l'accélérateur. Une innovation qui servira surtout à palier le manque de visibilité qu'offre la vue du dessus et qui rendait particulièrement périlleuses ces phases de jeu à l'époque des premiers GTA. Mais si le jeu hérite de cette lacune des anciens titres, il bénéficie aussi des dernières implémentations des plus récents. Huang disposera dès son arrivée d'un appartement contenant un ordinateur, un sofa et un tableau récapitulatif des missions en cours et terminées. Son sofa servira à se reposer et récupérer l'énergie perdue lors des affrontements, alors que l'ordinateur fera office d'interface avec les fonctions principales du jeu. On y sauvegardera sa partie, relèvera ses emails et enfin consultera les données statistiques des différents marchés de stupéfiants. Parce que ce GTA Chinatown Wars admet un véritable jeu dans le jeu, avec le trafic de drogue qui sera à l'origine de tout profit réalisé.
Calqué sur le bon vieux Dopewars (hop, une petite recherche sur internet s'impose), le système de vente de drogue dans GTA vous propose d'acheter de la came à bas prix et de la refourguer plus chère à un autre dealer. De quoi s'initier à l'économie de marché dès ses dix-huit printemps révolus. On fixe donc des rendez-vous avec des dealers par PDA, on calcule au mieux son prix d'achat et de revente de sa marchandise et le tour est joué. On peut même revendre des produits pharmaceutiques illicites, preuve que Rockstar suit de près l'actualité. Mais les développeurs ne se sont pas contentés de fournir une interface graphique au génial Dopewars, ils sont allés plus loin puisque Liberty City étant désormais équipé d'un système de vidéo surveillance, vous allez devoir faire attention à ne pas vous faire repérer. A moins que votre but soit de faire un maximum de profit au mépris du danger, puisque chaque deal réalisé à proximité d'une caméra rapporte plus de bénéfices. Pour ce qui est du système de criminalité, sachez que là aussi, une petite innovation fait son apparition. Afin de faire baisser son indice de recherche, vous allez devoir envoyer les voitures de police dans le décor. Pour baisser d'une étoile, il vous faudra éliminer à grands coups de volant un poursuivant, etc.
Impossible de vous laisser sans vous parler d'une mission qui nous a beaucoup plu. On a pour objectif d'éliminer un type gênant pour un parrain local. Mais ce loustic est très méfiant et ne met que très peu le nez dehors. Soudain on reçoit une information nous renseignant sur l'heure précise où cet individu sortira de son hôtel. On se rend donc sur les lieux, et l'on se retrouve dans une chambre à monter à l'aide du stylet son fusil sniper élément par élément. Enfin à l'heure dite, l'on a les yeux rivés sur la lunette quand les détails de son accoutrement nous sont livrés. Il a une chemise bleue ! On passe quelques temps à le chercher dans le parc, avant de l'aligner comme à la foire. Pas le temps de s'extasier sur cet exploit, on doit filer sans plus attendre pour échapper aux forces de police alertées par le coup de feu et les badauds en panique. Evidemment inspiré de la série Hitman, cette mission témoigne de la variété d'objectifs que l'on trouvera dans cet opus de GTA, en plus des missions classiques de la série comme les livraisons, protections et autres joyeusetés de la vie d'un gangster notoire.
Fort de ses 800.000 lignes de code, soit deux fois plus que pour Liberty City Stories, ce Chinatown Wars s'annonce grandiose et fidèle à la fois aux origines de la série, ainsi qu'à ses toutes dernières innovations. Un titre à suivre de très prêt et qui pourrait bien devenir un carton planétaire cette année.